alain Delhotal

Biographie

Leader du groupe "Harmo & Co.", Alain Delhotal donne de nombreux concerts en France et à l'étranger.

Très jeune, il reproduit " à l'oreille " sur un Hohner Echo, ce qu'il entend sur les vinyles d'Yvette Horner, Piaf ou Albert Raisner. Dans les années 70, celle qui deviendra sa femme lui offre son premier chromatique. C'est un " Larry Adler " 16 trous. Il joue Brassens, Aznavour ou Ennio Morricone. " Petite fleur " de Sydney Bechet sera son premier standard de jazz, puis il découvre Toots Thielemans, qu'il rencontrera trente ans plus tard.

Créateur, en 1994, d'un festival de jazz dans le village français dont il est alors le maire, il l'anime pendant dix ans et monte sur scène avec de nombreux musiciens : Marcel Azzola, Philippe Combelle, Raül De Souza, Dany Doriz, Brad Lealy, Tuna Ötenel, Pierre Michelot…

A Paris, Dany Doriz, Directeur artistique du Caveau de la Huchette, l'invite dans ce temple du jazz, aux côtés de Georges Arvanitas, Jean-Pierre Derouard, Marc Fosset, Jean-Lou Longnon, Christian Morin, Serge Rahoerson, Maxime Saury ou la grande  Rhoda Scott. On le voit au Petit Journal Saint-Michel avec Patricia Lebeugle, au Trois Mailletz ou au Caveau des Oubliettes avec Philippe Combelle.

En 2000, il est invité à la Music Académy International, où il joue pendant plus d'une année. Il crée, avec Richard-Paul Morellini, le septet MO'S avant de constituer son premier groupe "Harmo & Co.", tout d'abord avec le pianiste russe Sacha Skriabin, neveu du compositeur Aleksander Skriabin, puis en trio et en quartet. Au Maroc, il joue au festival Transes Atlantic devant 30 000 spectateurs à Safi et 15 000 à El Jadida, puis en Allemagne, au Luxembourg, en Grèce, en Turquie...

Membre du cercle très fermé "Club-med Artistes", Alain Delhotal est fréquemment  invité de formations diverses, allant du rock des années soixante au reggae, en passant par l'orchestre d'harmonie, la musique africaine ou gnawa.

Il s’est produit avec la chanteuse de jazz américaine Manda Djinn, a participé à plusieurs albums, et enregistré des musiques de films et de génériques pour la télévision française. Il est à l'origine du festival Harmonic'à Vantoux et donne régulièrement des conférences sur l'harmonica.

Lorsque j'ai reçu mon premier Hohner Echo en cadeau, je devais avoir sept ou huit ans. Cinquante ans ont passé et je joue toujours sur les harmonicas Hohner. Pour le jazz, j'alterne le mellow tone ou le hard-booper, avec le CX12, le premier pour les ballades et les morceaux d'émotion, les deux autres, pour le swing ou le New Orléans. Pour la musique d'Amérique du sud, le tango ou la samba, je joue sur un super chromonica gold, dont le son chaud rappelle celui du bandonéon. Pour la musique d'Europe Centrale ou le jazz manouche, je joue sur un SUPER 64X, dont les basses puissantes sont incomparables et se rapprochent du saxo ténor. Enfin, pour un ou deux morceaux de variété ou de chanson française, ou encore le classique, je prends un Meisterklasse. Au-delà de la qualité et de la diversité des instruments, pour moi, Hohner est à l'harmonica ce que Pleyel ou Gaveau sont au piano. Ils portent la tradition du vieux continent."

Albums

Fortement influencé par le jazz, l'album "Harmo'Co" est un voyage musical de l'Ouest américain à l'Europe de l'Est tzigane en passant par La Nouvelle Orléans, Harlem, l'Amérique du sud, l'Andalousie, le Maghreb, Montmartre et Saint-Germain-des-Prés. Douze titres dont quatre créations originales, un enregistrement en live avec Manda Djinn, et un medley en hommage au grand Toots Thielemans.