Alain Delhotal

Biographie

Paris, Istanbul, Marrakech... l'harmonica sans frontière.

" L'harmonica est l'instrument du pauvre.
Celui des émigrants loin de leur Pays, des cow-boys solitaires, des scouts  et des esclaves ; celui des ouvriers en grève ou des  soldats du front, celui des enfants...
Dans les trains du Grand-Ouest, les cales surchauffées des cargos, le froid des tranchées ou l'horreur des camps ; autour d'un feu, sur un carreau de mine, dans un dortoir de stalag, un refuge de montagne ou  un champ de coton...

L'harmonica rit, l'harmonica pleure, l'harmonica swingue…

Les notes s'envolent à  travers  grilles et barbelés, portant les espoirs de temps meilleurs, les rêves de paix, de liberté, de fraternité... Et que la joie soit dans les cœurs !"

 
Allemagne, Luxembourg, Belgique, Grèce, Turquie, Italie, Crète, Ukraine... Alain Delhotal donne de nombreux concerts en France et à l'étranger. De la place Maidan de Kiev à la place Taksim d'Istanbul, il revendique de porter les valeurs universelles symbolisées par la devise de la France.

Très jeune, il reproduit " à l'oreille " sur un Hohner Echo, ce qu'il entend sur les vinyles d'Yvette Horner, Piaf ou Albert Raisner. Dans les années 70, celle qui deviendra sa femme lui offre son premier chromatique. C'est un " Larry Adler " 16 trous. Il joue Brassens, Aznavour ou Ennio Morricone. " Petite fleur " de Sydney Bechet sera son premier standard de jazz, puis il découvre Toots Thielemans, qu'il rencontrera trente ans plus tard.

Créateur, en 1994, d'un festival de jazz dans le village français dont il est alors le maire, il l'anime pendant dix ans et monte sur scène avec de nombreux musiciens : Marcel Azzola, Philippe Combelle, Raül De Souza, Dany Doriz, Brad Lealy, Tuna Ötenel, Pierre Michelot…

A Paris, Dany Doriz, Directeur artistique du Caveau de la Huchette, l'invite dans ce temple du jazz, aux côtés de Georges Arvanitas, Jean-Pierre Derouard, Marc Fosset, Jean-Lou Longnon, Christian Morin, Serge Rahoerson, Maxime Saury ou la grande  Rhoda Scott. On le voit au Petit Journal Saint-Michel avec Patricia Lebeugle, au Trois Mailletz ou au Caveau des Oubliettes avec Philippe Combelle.

En 2000, il est invité à la Music Académy International, où il joue pendant plus d'une année. Il crée, avec Richard-Paul Morellini, le septet MO'S avant de constituer un premier duo baptisé HARMO & Co. avec le pianiste russe Sacha Skriabin, neveu du compositeur Aleksander Skriabin, puis en trio et en quartet. Au Maroc, il joue au festival Transes Atlantic devant 30 000 spectateurs à Safi et 15 000 à El Jadida.

Membre du cercle très fermé "Club-med Artistes", Alain Delhotal est fréquemment  invité de formations diverses, allant du rock des années soixante au reggae, en passant par l'orchestre d'harmonie, la musique africaine ou gnawa.

Il s’est produit avec la chanteuse de jazz américaine Manda Djinn, a participé à plusieurs albums, et enregistré des musiques de films et de génériques pour la télévision française. Il est à l'origine du festival Harmonic'à Vantoux et donne régulièrement des conférences sur l'harmonica.

En 2013, il représente la France au festival international de jazz d'Antalya. Sensible à la situation politique du pays, il compose Canakkale Y'i Unutma en hommage à la Turquie libre et laïque, qui sera jouée à Paris devant l'Arc de Triomphe l'année suivante. Avant de regagner la France, il joue avec des artistes turcs protestataires sur la place Taksim d'Istanbul. A Kiev en 2016 et 2017, il jouera ainsi sur la place Maidan de Kiev.

Lorsque j'ai reçu mon premier HOHNER Echo en cadeau, je devais avoir sept ou huit ans. Cinquante ans ont passé et je joue toujours sur les harmonicas HOHNER. Pour le jazz, j'alterne le mellow tone ou le hard-booper avec le CX12, le premier pour les ballades et les morceaux d'émotion, les deux autres, pour le swing ou le New Orléans. Pour la musique d'Amérique du sud, le tango ou la samba, je joue sur un super chromonica gold, dont le son chaud rappelle celui du bandonéon. Pour la musique d'Europe Centrale ou le jazz manouche, je joue sur un SUPER 64X, dont les basses puissantes sont incomparables et se rapprochent du saxo ténor. Et enfin, le ACE 48 pour son confort et les possibilités de nuances.
Au-delà de la qualité et de la diversité des instruments, pour moi, HOHNER est à l'harmonica ce que Pleyel ou Gaveau sont au piano. Ils perpétuent la tradition musicale et le savoir-faire de notre vieux continent.

Albums

CD CADEAU

Cet album est enregistré avec le pianiste Sacha Skriabin, neveu du compositeur russe Aleksander Skriabin. On retiendra une interprétation originale de la Danse du sabre, de Katchaturian, ainsi que des enregistrements live du festival Transes Atlantic à Safi et El Jaddida (Maroc) en 2005 devant 30 000 spectateurs


HARMO'Co.

Fortement influencé par le jazz, l'album "Harmo'Co" est un voyage musical de l'Ouest américain à l'Europe de l'Est tzigane en passant par La Nouvelle Orléans, Harlem, l'Amérique du sud, l'Andalousie, le Maghreb, Montmartre et Saint-Germain-des-Prés. Douze titres dont quatre créations originales, un enregistrement en live avec Manda Djinn, et un medley qui rassemble le grand Toots Thielemans et Jacques Brel. Enregistré en 2008/2009.


Alain DELHOTAL 4tet Live

Enregistré en 2016 en public, cet album est l'aboutissement d'une collaboration de huit ans avec le guitariste-pianiste-compositeur-arrangeur Sébastien Bara qui signe deux compositions. Onze titres au total, dont huit compositions originales d'Alain Delhotal parmi lesquelles Canakkale y'i Unutma, composé en hommage à la Turquie, Mahroco en hommage au Maroc, ou encore Klepsydra qui rythme le temps qui s'écoule. Et puis un arrangement très original sur Amsterdam avec un travail