Cadijo

05.04.2016

Biography

Auteur, compositeur, interprète, Cadijo découvre l'harmonica à l'écoute de Neil Young (Harvest), le blues avec les enregistrements de Sonny Terry et la chanson avec les oeuvres de George Brassens et Claude Nougaro.
Sa prestation solo au "Trophée Honner, hommage à Sonny Terry", est remarquée par Toots Thielemans, qui lui remet le premier prix de ce concours sur la scène du "Festival International de Musiques Vivantes". Cadijo s'envole ensuite pour le Canada, il accompagne le célèbre pianiste de Chicago Blues, Johnny "Big Moose" Walker, s'intègre en participant à des jams, à la scène Blues de Toronto et rencontre Albert Collins et Jeff Healey. De retour en France, il tient la scène du Cricketers (célèbre et mythique club de blues bordelais), chaque semaine pour une soirée blues acoustique, qui recueille un public de plus en plus fidèle et nombreux. Il est de plus en plus sollicité pour jouer en première partie de bluesmen réputés, en duo, trio ou quartet, dans des clubs ou sur des scènes de festivals. C'est alors qu'il commence à écrire avec son frère, guitariste, ses premières compositions et ses premières chansons de blues en français.


Une dizaine d'années comme éducateur sportif et entraineur de haut niveau, son autre passion, le tiennent un peu éloigné de la musique.


De retour sur scène, il enregistre coup sur coup deux CD , "Rester Tranquille" et "Blues au Comptoir", salués par la presse spécialisée. A leur sortie, la revue Soulbag, dans sa rubrique Euro-Blues, considère chacun d’eux comme le meilleur CD de blues européen. En autodidacte, il étudie la poésie classique, l'harmonie, le ukulélé, ce qui lui donne le savoir-faire, l'élan et les bases nécessaires, pour écrire et fignoler, en s'appuyant sur sa connaissance du blues, de nouvelles chansons qui enrichissent régulièrement son répertoire.


Avec le guitariste Fred PG, il crée le "Vagabond Blues Project", un mélange de blues et de swing manouche, agrémenté de ses textes en français. Un nouveau CD « Vagabond Blues » voit le jour autour de ce projet, qui surprend agréablement, par sa sincérité, sa fraîcheur, et sa spontanéité.


"Sideman" apprécié, Cadijo accompagne sur les scènes européennes le fameux bluesman et « songster » de Memphis, Keith B.Brown ( acteur vedette du film « The Soul of a Man » de Wim Wenders ), recueillant pour son jeu d’harmonica, les louanges de David Evans, musicologue de renommée internationale. Cette aventure avec Keith B Brown, qui dure six années, le mène sur les scènes des plus prestigieux festivals de jazz et blues en Europe, avec en point d'orgue Jazz à Vienne, où ses interventions à l’harmonica enthousiasmèrent le public de l'amphithéâtre antique (le concert fut retransmis sur Radio France), Jazz à Marciac, Jazz à Andernos, Rome, Turin, ainsi que les premières parties de BB King lors de sa tournée espagnole en 2006, et Juan les Pins.


Cette expérience lui permet de rencontrer Floyd Lieberman, le manager de BB King, qui après l'écoute de ses chansons blues en français, l'encourage vivement à continuer dans cette voie.


C'est aussi en accompagnant Keith B Brown que se fait la rencontre avec le bassiste Sylvin Marc, qui dès lors, apparaît chaque fois que possible sur scène à ses côtés.
Sa capacité à s'adapter à diverses formules et sa sensibilité particulière font de CadiJo un artiste remarquable de la scène blues française, aussi bien comme accompagnateur que comme musicien et interprète ou auteur-compositeur.


Le cd « Grandir », réalisé par la suite, marie avec une fraicheur et une sensibilité étonnante le blues à la chanson française: « Les onze chansons proposées par CadiJo sont d’une telle beauté et sensibilité qu’elles vous feront replonger dans les albums des meilleurs auteurs-compositeurs français » Franck Pfeiffer-Blues Magazine/Paris Move.


Une de ces chansons « Il vaut mieux s'embrasser » reçoit une récompense au prestigieux concours de chansons poétiques, organisé par l'Académie des Jeux Floraux, une des plus anciennes et célèbres académie littéraire en Europe, fondée au moyen âge par des troubadours toulousains.


Puis, honoré par ses pairs, il lui est décerné l'Harmonica de Cristal, au festival Harmoliège en Belgique. Il y retrouve l'immense et légendaire Toots Thielemans, qui lui renouvelle toute sa sympathie en lui adressant à nouveau félicitations et encouragements.


Régulièrement programmé en Espagne et en Italie, il y est accompagné de musiciens renommés sur le circuit blues et jazz international. Sa rencontre avec le tromboniste new-yorkais, Norman Hogue (Lionel Hampton, Celia Cruz, Tito Puente, Ray Baretto, Israël Lopez « Cachao »......) est une véritable réussite musicale qui débouche rapidement sur un nouvel enregistrement cd, « Les Bras Croisés ».


Cependant, amoureux de chanson française autant que de blues, il développe en même temps un nouveau projet : « Les Chansons de Pierrot », dans lequel il s'amuse avec le public à reprendre en chœur, parmi les chansons de ses auteurs préférés (Brassens, Nougaro, Perret, Trenet, Salvador, Moustaki, Vian ...), celles qui profitent le mieux d'une trempette dans les eaux boueuses du Mississippi.


Sensibilisé également à la transmission et au partage du savoir et de la culture, CadiJo s'investit depuis quelques années dans des actions musico-pédagogiques; participation aux programmes « Orchestre à l'Ecole », écriture d'un conte musical pour la petite enfance, conférences et concerts musico-pédagogique pour jeune public et adultes, ateliers d'écriture. Cette nouvelle corde à son arc lui donne l'opportunité de se produire plusieurs fois en Amérique du Sud, invité par l'Alliance Française.


Quelques chansons plus tard, le nouvel album de CadiJo, « En vadrouille dans les marécages » voit le jour, juste avant son tout premier recueil de poésies et textes de chansons « Le diable dans les yeux ».

Je me souviens mes tout-débuts, lorsque j'économisais mon argent de poche, pour m'acheter chaque mois un harmonica Marine Band ou Blues Harp. J'ouvrais la boîte en carton, joliment décorée (j'en ai gardé quelques-unes d'ailleurs), et il était là, comme endormi, magnifique, tout rutilant. Il attendait le moindre souffle pour me donner sa vie et prendre la mienne. Résonnaient alors dans ma tête les notes de Sonny Terry et Sonny Boy Williamson, que j'espérais vite apprendre à jouer. Depuis, je suis resté fidèle au Marine Band, un mélange de "mordant" et de douceur, c'est juste ce qu'il faut pour exprimer le blues.
On peut cracher ses tripes, saigner ses poumons, exhaler toutes ses souffrances et ses douleurs, il encaisse tout, il comprend tout, et le transforme en notes mélodieuses, généreuses, apaisantes et guérisseuses.
J'ai eu beau tester d'autres modèles, d'autres marques, c'est toujours avec cet harmonica que j'ai ressenti les meilleures vibrations, celles qui ont soigné mon âme et calmé mes tourments.

Albums

Rester Tranquille 1996
Blues au comptoir 2000
Vagabond Blues 2003
Grandir 2006
Les Bras Croisés 2008
En Vadrouille dans les Marécages 2013