Charles Pasi

Biographie

Charles est franco-italien. Et s’il a grandi à Paris, il a passé beaucoup de ses étés outre-Atlantique à écouter Miles Davis, Otis Redding, Ray Charles ou Bob Dylan qui ont forgé son identité. De la musique qui vient des tripes.
Lorsqu’il commence la musique à 17 ans, Charles ne choisit pas une guitare électrique mais… un harmonica. Contre l’avis de tous, il suit son idée et prend des cours de chant et d’instruments.
Après avoir rejoint un groupe de Gospel puis fait des études de musique en Italie, il décroche plusieurs tremplins et prix, écume les jam-sessions et, après avoir terminé finaliste de l’International Memphis Blues Festival en 2006, débute une tournée internationale (Etats-Unis, Canada, Russie, Hongrie, Benelux, Italie, Espagne...).
Si son premier opus était teinté de blues (Mainly Blue), Uncaged est inclassable. Incasable. Les textes de Charles Pasi sont souvent sombres mais les mélodies de couleurs diverses.
Lost Generation par exemple, un morceau qui groove servant de support à de très beaux solos d’harmonica, dresse le constat que les jeunes générations n’ont plus de grand combat à mener comparé à leurs ainés. Fougueux et enthousiastes, les arrangements sont un mélange d’influences funk, soul ou rock.
Du haut de ses 27 ans, Charles nous parle aussi d’un temps que les moins de trente ans devraient apprendre à mieux connaitre. Un instrument pour les mélodies de vieux l’harmonica ?
Pas lorsqu’on sait en truffer habilement l’ensemble des musiques actuelles, Charles Pasi en fait la démonstration grâce à ses invités.
En particulier lorsqu’Archie Shepp, émérite pilier de l’afrocentrisme et du free-jazz (avec Cecil Taylor), joint son sax-ténor à l’harmonica et au reste du groupe.
Des frissons vous parcourent l’échine pendant Farewell my love, douce rêverie au piano interrompue brutalement par une saillie de cuivres.
Votre cœur tressaute sur Better with Butter, générosité à l’état brut qui vous fera déhancher aussi bien que sur un James Brown et vous donnera envie de revoir tout Bertolucci ou Ferreri.

Témoignages

Je joue essentiellement sur le modèle Hohner Spécial 20 . C'est un instrument qui réagit très bien a une forte attaque des notes ce qui permet d' allier vélocité et fluidité tout en gardant un volume sonore considérable . Par ailleurs, les overblows sont très faciles a sortir sur ce modèle (même sans réglage additionnel). Enfin , le sommier en plastique dépassant légèrement du capot en fait un instrument particulièrement confortable, idéal pour le tongue blocking et le jeu en octaves. 

Albums

Mainly Blue 2006
Uncaged 2011