Jean Jacques Milteau

Biographie

Pour le Français Jean-Jacques Milteau (JJM), «l'harmonica, c'est l'instrument du voyageur» car, de Paris à la Grande muraille de Chine et d'Irlande à la Louisiane, le "ruine babines" l’aura conduit aux quatre coins de la planète. Né le 17 avril 1950 porte d'Italie à Paris, JJM s’est installé dans le paysage harmonical hexagonal comme le «papy  du blues», cette «musique du diable» qui, avec la «soul», traverse ses riches aventures musicales.
En plus de 40 ans de carrière, il a joué avec, devant et derrière la «crème de la crème»: Francis Cabrel, Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Didier Lockwood, Florent Pagny, Eddy Mitchell, Richard Bohringer, Claude Nougaro, Patrick Verbeke mais aussi Little Milton, Mighty Mo Rodgers, Mighty Sam McClain et Demi Evans.
JJM achète son premier «Marine Band» Hohner dans les années soixante, après avoir entendu Bob Dylan, Sonny Terry et Sonny Boy Williamson II qui, confesse-t-il, furent pour lui des révélations. En 1968, un «bœuf» sur les marches du Sacré Coeur de Paris l'amène en studio où il croise Renaud, Jean-Jacques Goldmann, Barbara et Yves Montand. A partir de 1976, il devient le « sideman » d'Eddy Mitchell tout en participant à plusieurs projets aux côtés des guitaristes Bill Deraime et Chris Lancry, et du groupe Connection.
Tout au long des années 80,  JJM se produit abondamment sur scène, polissant son éclectisme et sa virtuosité. En 1990, il enregistre «Explorer» où il vagabonde avec l’harmonica diatonique hors des sentiers du blues. Véritable enchantement, la galette lui vaut sa première «Victoire de la Musique», récompense décernée annuellement par un collège de professionnels. En 1992, accompagné du guitariste Jean-Michel Kajdan, JJM assure la première partie des spectacles de Michel Jonasz au Zénith de Paris avant de publier, en 1994, l'album «Routes», ode à «l’instrument du voyageur». Commence alors une série de concerts qui va l’emmener dans plus de soixante pays et jusqu’à l’Olympia de Paris pour la sortie de «Bastille Blues» en 1999.
Avec le guitariste Manu Galvin, désormais le compagnon attitré de tous ses projets, JJM enregistre en 2001 à Memphis sous la houlette de Sebastian Danchin et avec des «pointures» américaines un disque éponyme qui lui vaut sa deuxième «Victoire» et le «Grand Prix du Jazz» de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem).
En 2003, nouvelle aventure américaine avec «Blue 3rd»  avant l’interprétation à la Maison de la Radio à Paris d’un répertoire de son choix avec l’Orchestre National de France dans un concert au profit de l’association «Musique et Santé» dont il est le parrain. En 2006, c'est « Fragile», une production plus intime sur laquelle il convie la «blues woman» américaine Demi Evans qu’il va accompagner dans une centaine de concerts en France, en Espagne, en Australie, en Nouvelle Zélande et en Nouvelle Calédonie. En 2011, il crée en compagnie du comédien Xavier Simonin, une adaptation de «L'or» de Blaise Cendrars avant de publier «Considération», son dernier opus réalisé avec deux chanteurs noirs américains, Michael Robinson et Ron Smyth. JJM est également l’auteur de plusieurs méthodes d'apprentissage de l'harmonica diatonique et anime depuis 2001 à Paris une émission hebdomadaire consacrée au blues, «Bon temps rouler».

Chaque fois que je joue sur un Harmonica Hohner j'ai l'impression de faire partie de l'histoire de ma musique préférée : Slim Harpo, Doc Watson, DeFord Bailey et Stevie Wonder. Un son exceptionnel, des sensations extraordinaires…

Albums

Spécial instrumental" (1973) "Blues Harp et Mojo" (1981) "Just Kidding" (1983) "Blues Harp" (1989) "Explorer" (1991) "Le Grand Blues Band et J.J. Milteau" (1992) "Live" (1992) "Routes" (1994) "Merci d'être venus" (1996) "Blues live" (1998) "Bastille blues" (1999) "Honky Tonk blues (live)" (2000) "Memphis" (2001) "Blue 3rd" (2003) "Fragile" (2006) "Live, hot n'blue (live)" (2007) "Soul conversation" (2008) « Consideration » (2011)

 

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